Qui sont-ils 

               

Brégy Charles-André dit "Charly"

 

Né le 12 février 1968 à St-Léonard en Valais.

Suivant les pas de son père, agriculteur et caviste, il fera son apprentissage de caviste chez Provins-Valais,

suivi de l'école d'œnologie de Changins.

Afin de mieux comprendre les mécanismes de la dégustation il s'inscrit à l'Université de Bordeaux et y décroche en 1995

Le Diplôme Universitaire de dégustation des vins.

Charly collabore depuis 1989 aux travaux de recherches de la Station fédérale de Changins.

  

Charly est un artiste. Comme le peintre qui emploie la gamme des couleurs, le musicien celles des sons, lui utilise celles des arômes et des saveurs.

Pour lui, le vin est comme l'amour, il y entre en s'y abandonnant ou il n'y entre pas.

Equilibre, finesse et intuition telle serait sa devise, et pour comprendre la qualité du personnage, il suffit de déguster ses œuvres.

  

Gillioz Pierre-André dit "Dédé"

 

Né le 6 août 1955 à St-Léonard en Valais.

De père métral et vigneron, toute son enfance se passera dans les vignes à aider son père accompagnés de ses frères et sœurs.

C'est son père qui lui transmis le "goût " de la terre, du ciel du soleil de la pluie, de la vie.

Après un apprentissage de dessinateur sanitaire et quelques problèmes avec ses yeux, il suit des cours dans une école de commerce et obtient son diplôme.

 

Dès 1977, il travaille pour l'administration dans le cadre de l'Assurance Vieillesse Survivant , sans oublier ses passions avec un grand "P".

A ce titre, il officie au conseil de l'ordre de la channe comme officier de bouche, il est également membres de plusieurs confréries gastronomiques et bachiques.

Sa cuisine reste toujours un souvenir inoubliable pour les privilégiés qui l'ont dégustée.

Il sait soigner les corps pour que les âmes s'y plaisent et, peut être est-il un peu comme le poème des "fleurs du mal" de  Charles Baudelaire :

 

L'AME DU VIN

 

 

Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles:

Homme, vers toi je pousse, Ô cher déshérité,

Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,

Un chant plein de lumière et de fraternité !

Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,

De peine, de sueur et soleil cuisant

Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme,

Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,

Car j'éprouve une joie immense quand je tombe

Dans le gosier d'une homme usé par ses travaux

Et sa chaude poitrine est une douce tombe

Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.

 

Entends-tu retenir les refrains des dimanches

Et l'espoir qui gazouille en mon sein palpitant?

Les coudes sur la table en retroussant tes manches,

Tu me glorifieras et tu seras content ;

J'allumerai les yeux de ta femme ravie ;

A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs

Et serai pour ce frêle athlète de la vie

L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs.

En toi je tomberai, végétal ambroisie,

Grain précieux jeté par l'éternel Semeur,

Pour que notre amour naisse la poésie

Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur.

 

 

En conclusion, nous pourrions résumer l'esprit de nos deux compères par les élans poétiques de  "A.Mathier"

 

Les vignes a nous

C'est notre sang, nos os, notre poussière

Nos courbatures

Notre vie et notre mort

Notre esprit et notre corps

Pardonnez nous notre terre à terre

Pardonnez nous notre verre à verre

Et notre soif sur cette terre. rêche et revêche

Pardonnez nous notre âpreté

Notre brûlante passion sous le soleil d'été

Les vignes c'est notre vie